Elections municipales > C'est bientôt

Village à vivre… Oui mais comment ?

Lors d'une réunion publique, salle

de l’Odyssée,

le 14 mars dernier, la liste candidate aux municipales,

à Grandris, détaillait son programme. Revue de détails.

 

Profil des candidats : jeunes et actifs
Sept femmes, huit hommes… La liste des quinze probables futurs conseillers grandrisiens – dont neuf nouveaux pour six sortants – respecte le principe de la parité, conformément à la loi. Avec une moyenne d’âge de 44 ans, l’équipe est plutôt jeune. Enseignante, employée de banque, agriculteur, pharmacien, assistante maternelle, commercial… Elle est aussi composée de douze actifs pour trois retraités seulement.

Une école plus accessible
Parmi ses grands projets figure d’abord la rénovation de l’école publique. Accessibilité aux personnes en situation de handicap, renforcement de la sécurité avec la création d’issues de secours notamment, réduction de la dépense énergétique avec la mise en place d’une chaudière à bois… Les travaux devraient se dérouler entre 2014 et 2015 et leur coût, estimé à quelque 500 000€, être pris en charge par la commune, sans endettement, avec l’aide de subventions. Tant en termes de contenu que de financement, la réforme des rythmes scolaires a également fait l’objet de plusieurs réunions de travail dont les conclusions seront rendues publiques en mai prochain.

Un centre bourg plus convivial
L’aménagement du centre bourg devrait se poursuivre avec la restructuration de la rue Centrale, en particulier. Mais l’accent devrait également être mis sur le dynamisme économique du village, grâce au développement de relations plus étroites entre tous ses acteurs : commerçants, artisans, entreprises… A la hauteur des moyens de la commune, forcément limités, l’équipe prévoit par ailleurs de continuer à réfléchir à la valorisation de nos friches industrielles et autres locaux commerciaux désertés, dont les Quatre saveurs, avec l’aide de l’EPORA (Établissement Public Foncier de l'Ouest Rhône-Alpes) ou dans le cadre du réseau Village d’accueil. « Des gens cherchent des locaux, mais ils n’ont pas facilement le réflexe de venir nous voir », constate Jean-Pierre Goudard. « Et lorsque nous avons des contacts, les locaux visités ne  leur conviennent pas forcément… »

Vie sociale : des occasions de se rencontrer
« Au niveau social, nous avons plein d’idées », a expliqué Jean-Pierre Goudard, citant pêle-mêle la création de jardins ouvriers, initiative au fort potentiel fédérateur et intergénérationnel même en zone rurale, l’organisation de réunions de quartier, la désignation d’un responsable des associations, Jean-Pierre Pujkis en l’occurrence… « La plupart ne se connaissent pas. Nous allons les mettre en relation », a expliqué ce dernier.

Mais encore…
Concernant les transports publics et le maintien de l’activité de la ligne TER vers Lyon, l’équipe a rappelé sa volonté de rester active et de continuer à mettre la pression sur les décideurs. « Vous pouvez compter sur nous », a assuré Jean-Pierre Goudard. « Mais nous ferons aussi sans doute appel à vous. » Les excellentes relations avec l’hôpital ont également été évoquées. Suite après le 30 mars.

 

Nadia Gorbatko

 

Au conseil municipal

Un village qui doit rester vivant

Le conseil municipal

de Grandris s’est réuni lundi 6 mai 2013.

A l’ordre du jour : aménagement, intercommunalité

et… petit café.

Le café-restaurant Les quatre saveurs trouvera-t-il bientôt un repreneur ? Conscient de l’importance de préserver l’implantation de ce type de commerce au centre du village, le conseil municipal de Grandris a voté le 6 mai dernier l’activation de son droit de préemption. Objectif : éviter son rachat par un particulier ne souhaitant pas poursuivre cette activité. « La loi instaurant un périmètre de protection autour des écoles et des lieux de culte nous aurait interdit à l’avenir toute nouvelle ouverture de débit de boisson au cœur de Grandris », explique notre maire, Jean-Pierre Pujkis. Cette prérogative s’exercera par l’intermédiaire de l’opérateur foncier Epora, chargé notamment d’évaluer la valeur du bien et de négocier avec un candidat éventuel.  Dans ce but, une convention d’étude et de veille foncière devrait bientôt être signée entre la commune et l’Epora, pour quatre ans. Reste maintenant à trouver la perle rare : « Tout le monde cherche de son côté ! », assure Jean-Pierre Pujkis.

Coeur de village et intercommunalité
Autre sujet à l’ordre du jour : le contrat pluriannuel 2013-2017, qui sera soumis au vote du Conseil Général, prévu le 22 mai prochain. D’un montant total de 845 350€, le projet prévoit notamment l’aménagement du cœur de village, dont la rue de la Grange Bourdon et la Grande rue, ainsi que des travaux dans les bâtiments communaux, dans l’école publique (accessibilité et sécurité) en particulier, entre 2014 et 2015, et dans le gymnase. Le Conseil municipal a également décidé de solliciter une subvention au titre « du produit des amendes de police » auprès du Département, à hauteur de 11 163€, afin de financer des opérations de sécurité routière : signalétique et marquages au sol. Enfin, le conseil a acté l’arrêté préfectoral signé en avril dernier liant, contre sa volonté, la communauté de communes de la Haute Vallée d’Azergues à celles du Pays de Tarare et du Pays d’Amplepuis-Thizy. Ce rapprochement, qui s’achèvera le 1er janvier 2014, devrait se dérouler en plusieurs étapes avec la signature d’un arrêté de fusion d’ici trois mois, précisant le nombre de délégués par commune, et la désignation des représentants par les communes. « Mais dès aujourd’hui, nous attaquons les négociations sur les compétences. Nous souhaitons particulièrement garder à l’échelon de la Haute Vallée d’Azergues nos compétences optionnelles portant sur la petite enfance et sur la culture, actuellement mises en œuvre par le centre social Vivre en Haut Beaujolais et par HVA Culture », précise Jean-Pierre Pujkis.
N.G.