Hôpital : ils comptent sur vous !

 

Disposer d’un minibus permettrait aux résidents de l’hôpital de Grandris de pratiquer de nombreuses activités sociales ou sportives. L’association Douceur de vivre se mobilise pour leur offrir ce rêve et lance un appel aux dons.

Chantal rêve d’aller à Villefranche « faire les magasins ». Jacques se laisserait bien tenter par la piscine. Quant à Marie-Noëlle, elle adorerait visiter la roseraie du Parc de la Tête d’or. A l’Ehpad de Grandris, les résidents ne manquent pas d’idées pour occuper utilement leurs journées : balade au lac des sapins, pique-nique, guinguette en bord de Saône, cinéma, escapade au parc des oiseaux de Villars les Dombes, musées, bowling, spectacles… Ou tout simplement achat de fruits au marché pour faire des confitures à l’atelier cuisine. « Ils ont vraiment besoin de sortir. Pour eux, c’est une joie de se retrouver dans la vie quotidienne, au milieu de tout le monde », souligne Françoise Bibos, vice-présidente de la très active association Douceur de vivre, créée en 1997 pour « promouvoir la vie sociale et culturelle, le divertissement et le bien-être des malades et des résidents de l’hôpital. »

 

Oui mais voilà : pour envisager toutes ces activités, surtout si l’on se déplace en fauteuil, il faut un véhicule adapté. Or l’hôpital n’en possède plus depuis quelques années. Avec patience et persévérance, Douceur de vivre se démène donc depuis trois ans pour réunir les fonds nécessaires à l’achat d’un nouveau minibus Nissan (LPH2) aménagé pour les personnes handicapées. Susceptible d’accueillir deux accompagnateurs et sept résidents dont un en fauteuil ou cinq résident dont trois en fauteuil, il est surélevé, équipé d’un hayon élévateur pour les fauteuils et de vitre surbaissées afin d’assurer une meilleure visibilité aux passagers, modulable et climatisé. Son coût : 64 900€. « Sans dépense inutile, nous avons opté pour celui qui convenait exactement à notre public, en termes de confort et de sécurité », explique Nicole Mongouin trésorière de l’association.
La fondation de France, la Fondation Bruneau, la Carsat, le Crédit agricole, le député Patrice Verchère et l’association elle-même ont versé la majorité des fonds, mais il manque encore 10 000 euros pour boucler le plan de financement.

 

Douceur de vivre lance donc un appel pressant à la générosité des habitants, des entreprises du territoire. « Nous sommes tenus à un calendrier strict, fin octobre 2016 au plus tard, non seulement vis-à-vis du constructeur, mais aussi des fondations », prévient Gérard Couleur, Président de Douceur de vivre. Pour participer, il suffit de devenir adhérent de l’association. Les sommes versées font l’objet d’un reçu fiscal. Elles bénéficient ainsi d’une déduction fiscale de 66% pour les particuliers (un versement de 10€ ne coûte au final que 3 ,4€) et de 60% pour les entreprises. Les fournisseurs et partenaires de l’hôpital seront aussi sollicités, mais chaque geste comptera.

 

Le groupe de musique Les Banbanes à déjà répondu présent en proposant un concert bénévole cet automne, à Grandris. « Avec ce minibus, nous pourrons aussi envisager des sorties qui entrent dans le cadre de projets plus importants comme l’organisation d’olympiades, de jeux entre Ehpad et même un séjour de vacances de quelques jours », détaille Laurianne Sartre, animatrice de l’hôpital. Une soixantaine de résidents sont concernés, rappelle Gérard Couleur.

« Ces activités sont importantes pour leur plaisir mais aussi pour leur indépendance. Si on pouvait leur offrir ça, se serait magnifique ! ». L’Ehpad n’est pas qu’un établissement, c’est un lieu de vie, insiste Françoise Bibos. « C’est pour ça qu’on se bagarre et on compte bien y arriver ! »

Nadia Gorbatko.

 

Informations pratiques : chèque à libeller à l’ordre de l’Association Douceur de vivre. Tél. : 04 74 03 18 50. Courriel : gerard.couleur@orange.fr

Une petite Douceur de vivre avec votre café ?

L’association Douceur de vivre qui compte 70 adhérents dont une vingtaine très active ne ménage pas son énergie pour rendre la vie des résidents plus belle et plus stimulante. Toute l’année, elle tient une petite boutique au sein de l’hôpital. Elle organise des concours de belote, des sorties, une fête de la musique, un printemps des poètes…

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Commentaires : 1
  • #1

    nicole (vendredi, 05 août 2016 09:42)

    merci beaucoup pour les articles

    nicole mongoin